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Biotech au Canada : naviguer dans un écosystème de financement riche et structuré

La biotechnologie et l’ingénierie du vivant figurent parmi les secteurs les plus dynamiques, mais aussi les plus exigeants en matière d’investissement. Développer un biomarqueur, valider un dispositif médical, industrialiser un bioprocédé ou mener une étude préclinique requièrent des ressources considérables, tant humaines que financières. Pour les entreprises canadiennes, en particulier les PME innovantes, accéder au bon levier de financement au bon moment devient un facteur déterminant de compétitivité.
Heureusement, le Canada se distingue par un écosystème complet de programmes de soutien, disponibles à différents paliers : provincial, fédéral et international. Chacun joue un rôle complémentaire dans la chaîne d’innovation et permet aux entreprises du secteur des sciences de la vie de couvrir leurs besoins depuis les premières phases de recherche jusqu’à la commercialisation mondiale.

Les défis du financement dans le secteur biotech

Le développement d’innovations en biotechnologie implique :

  • Des cycles de R&D longs, avec des étapes de validation scientifique et réglementaire rigoureuses ;
  • Un niveau de risque technologique élevé, notamment dans les phases précliniques ou d’industrialisation ;
  • Des investissements croissants pour atteindre les standards de qualité (GMP), de contrôle et de conformité sectorielle ;
  • Une forte intensité capitalistique, difficile à supporter par les seules ressources d’une PME.
    Les entreprises doivent donc mobiliser plusieurs sources de financement successives et complémentaires. C’est cette logique de financement progressif par palier qui fait la force de l’écosystème canadien.

Un écosystème de financement articulé sur trois niveaux

Le palier provincial : ancrer l’innovation dans les écosystèmes régionaux

Au Canada, le financement provincial joue un rôle déterminant dans la dynamique d’innovation des biotechnologies. Chaque province s’appuie sur ses propres forces, qu’il s’agisse de clusters industriels, de plateformes technologiques ou encore de réseaux hospitaliers et universitaires, pour accélérer l’adoption et la validation locale des innovations. C’est souvent à ce niveau que s’opèrent les premières étapes clés : prototypage, essais terrain, collaborations ciblées et implantation dans des environnements réels.
Exemple :

  • INNOV-R (QC) : financement de projets collaboratifs visant la réduction significative des émissions de GES
  • BioCreate (ON) : soutien des PME génomiques dans la commercialisation de leurs technologies
  • BC-GAPP (CB) : soutien des projets en génomique appliquée afin d’accélerer le développement d’innovations.
    Les initiatives provinciales répondent à une logique claire : soutenir les priorités économiques locales tout en offrant aux entreprises un accès rapide à des ressources de proximité. Elles procurent également un véritable effet de levier financier et renforcent la visibilité des projets au sein de leur écosystème. Enfin, cette reconnaissance provinciale constitue souvent une pré‑qualification naturelle pour accéder par la suite à des programmes plus ambitieux, notamment au palier fédéral.

Le palier fédéral : catalyser la R&D et renforcer la capacité industrielle canadienne

À l’échelle fédérale, le Canada joue un rôle structurant dans la maturation technologique et la montée en puissance des entreprises biotechnologiques. Là où les provinces favorisent l’éclosion et la validation locale, le palier fédéral intervient comme un véritable amplificateur, conçu pour réduire le risque scientifique, soutenir l’innovation profonde et renforcer les capacités industrielles du pays.
Plus qu’une simple source de financement, l’État fédéral agit comme un partenaire stratégique qui accompagne les entreprises à chaque étape de leur croissance, depuis la recherche expérimentale jusqu’à l’industrialisation avancée.
Au cœur de cet écosystème, on retrouve notamment le Programme d’aide à la recherche industrielle du CNRC (NRC IRAP), considéré comme la porte d’entrée la plus importante pour les PME innovantes du pays. IRAP combine deux ingrédients particulièrement puissants : un financement flexible, accordé sous forme de contributions non remboursables, et l’expertise d’un réseau national d’Industrial Technology Advisors (ITA) capables d’aider les entreprises à structurer leur R-D, leurs jalons de développement et leur stratégie de commercialisation. Le programme est conçu pour soutenir les organisations qui développent des technologies novatrices et qui sont positionnées pour croître rapidement, en couvrant une part substantielle des coûts liés à la R&D et à l’expérimentation.

Le palier international : ouvrir les frontières de l’innovation et accéder aux grands marchés mondiaux

Si les paliers provincial et fédéral offrent aux entreprises biotechnologiques un socle solide pour développer, tester et structurer leurs innovations, le palier international constitue quant à lui une véritable rampe de lancement vers la coopération scientifique mondiale. C’est à cette échelle que les entreprises canadiennes peuvent amplifier leur impact, confronter leurs technologies aux standards internationaux et accéder à des marchés dont la taille dépasse largement les capacités d’un seul pays.
Ces dernières années, le Canada a renforcé son ouverture internationale en innovation, avec une étape déterminante : son association au Pilier II d’Horizon Europe, officialisée le 3 juillet 2024. Cette intégration donne désormais aux organisations canadiennes, entreprises, universités, centres hospitaliers, un accès direct au plus grand programme mondial de recherche collaborative, et la possibilité de rejoindre ou de coordonner des consortiums internationaux, tout en recevant un financement européen direct. Le Pilier II, consacré aux grands défis mondiaux tels que la santé, le climat, les systèmes alimentaires ou les technologies numériques et industrielles, ouvre des perspectives particulièrement fortes pour les biotechs. Ce volet international leur permet de valider leurs technologies dans plusieurs juridictions, un avantage crucial dans des environnements réglementaires complexes, et d’intégrer des réseaux de recherche de très haut niveau : laboratoires européens reconnus, centres hospitaliers spécialisés, industriels majeurs ou plateformes technologiques.
En rejoignant ces consortiums, les biotechs canadiennes accélèrent non seulement le développement de leurs innovations, mais aussi leur évaluation clinique, leur crédibilité internationale et leur capacité à accéder à des marchés mondiaux.

L’expertise ABGI : un atout stratégique pour naviguer dans le financement de l’innovation

Naviguer dans l’écosystème du financement de l’innovation peut rapidement devenir un exercice délicat pour une entreprise biotech. Si l’abondance de programmes constitue une formidable opportunité, elle s’accompagne aussi d’une complexité réelle : règles d’admissibilité qui varient d’un guichet à l’autre, critères techniques ou scientifiques particulièrement exigeants, volumes importants de documentation à préparer, échéances souvent décalées, exigences réglementaires à anticiper, sans compter la nécessité d’aligner stratégiquement plusieurs partenaires autour d’un même projet.
Face à cette mosaïque d’attentes et de procédures, beaucoup d’entreprises peinent à identifier la meilleure stratégie pour maximiser leurs chances de financement sans détourner leurs ressources internes de leur mission première : la science, la technologie et la mise sur le marché.
C’est précisément à ce moment clé qu’un accompagnement spécialisé comme celui d’ABGI Canada prend tout son sens. Notre rôle est d’aider les organisations à transformer cette complexité en avantage concurrentiel.
Concrètement, notre équipe intervient sur quatre leviers essentiels :

  • Cartographier les guichets pertinents à chaque étape du développement, en tenant compte du niveau de maturité technologique (TRL), des besoins scientifiques et des objectifs commerciaux.
  • Structurer les consortiums lorsque le projet l’exige, qu’il s’agisse de partenaires scientifiques, industriels ou cliniques, afin de bâtir des collaborations crédibles, alignées et compétitives.
  • Optimiser le montage financier en combinant intelligemment subventions, crédits d’impôt et financements internationaux pour maximiser l’effet de levier et minimiser le risque.
  • Alléger la charge opérationnelle des équipes grâce à une prise en charge complète de la rédaction, de la gestion des échéances, du suivi administratif et de la conformité des dossiers.
    L’objectif est simple : permettre aux entreprises de se concentrer pleinement sur ce qu’elles font le mieux, tout en augmentant significativement leurs chances de succès. Grâce à un accompagnement structuré et stratégique, la complexité du financement devient un moteur, et non un frein, à l’innovation.

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